Hekmatyar (Gulbuddin)
Chef de guerre et homme politique afghan (Emam Saheb, province de Kondoz, 1947).
Fondateur et dirigeant du Hezb-i Islami, ancien commandant du djihad antisoviétique (1979-1989) en Afghanistan, éphémère Premier ministre à deux reprises dans les années 1990, G. Hekmatyar est aujourd’hui activement engagé dans l’insurrection contre les autorités afghanes et les forces internationales.
Pachtoune de la tribu des Ghilzai, exclu de l’académie militaire en raison de ses convictions politiques, il fréquente brièvement l’université de Kaboul (1970) en vue de devenir ingénieur avant d’être impliqué dans l’assassinat d’un étudiant maoïste, ce qui lui vaut d’être condamné à deux ans de prison (1972). Libéré après le coup d’État de Daud Khan en 1973, Hekmatyar s’enfuit au Pakistan où, avec d’autres exilés afghans, il noue des contacts avec les services secrets de l’ISI (Inter Services Intelligence, services de renseignement pakistanais) et les milieux militaires.
En 1977, Hekmatyar fonde le Hezb-i slami (parti islamique, fondamentaliste) et rompt avec un autre radical islamiste, Younès Khalis, pour former sa propre branche, le Hezb-i Islami Gulbuddin (H.I.G.). Engagé dans le djihad contre l’Union soviétique dès 1979, Hekmatyar et ses moudjahidin lancent des opérations à partir de Peshawar ; ils reçoivent alors le soutien financier et matériel des États-Unis et de l’Arabie saoudite, par le truchement de la CIA et de l’I.S.I.
Vive durant l’occupation soviétique, la fracture entre nationalistes et communistes afghans s’estompe pour laisser place à une rivalité ethnique entre Pachtouns du Sud, rassemblés autour du H.I.G. de Hekmatyar et Tadjiks du Nord, regroupés au sein du Djamiat-i Islami (islamiste modéré) et dirigés par le commandant Ahmad Chah Masud. Hekmatyar s’oppose à l’entrée de ce dernier dans Kaboul, lors de la chute de la ville aux mains des partis moudjahidins, au printemps 1992. Pendant des mois, son artillerie bombarde la ville, faisant de nombreuses victimes civiles.
Issue d’un compromis, sa nomination au poste de Premier ministre en 1993 ne résiste pas, en 1994, à la reprise des combats. Ses troupes défaites par les talibans, Hekmatyar s’allie au président de la République islamique d’Afghanistan, Burhanuddin Rabbani (dont il devient Premier ministre en juin 1996), et à Masud pour lutter contre ces derniers. Devant l’avancée des talibans qui s’emparent de Kaboul en septembre, il se réfugie dans le nord-est du pays avant de rallier ces derniers. Réfugié en Iran (1997-2002), l’ex-seigneur de guerre participe depuis, à l’intérieur des Waziristan Sud et Nord, à la guerre de harcèlement visant à déstabiliser le gouvernement du président Hamid Karzai et appelle, avec le soutien d’Al-Qaida, au djihad contre les troupes de la Force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan (F.I.A.S.) présentes dans le pays.
Hekmatyar aurait déclaré à la télévision pakistanaise en 2003 avoir aidé Oussama Ben Laden et Ayman Al-Zawahiri à s’enfuir des montagnes de Tora Bora lors d’une offensive des troupes américaines.
Fin 2004, Hekmatyar appelle à la guerre sainte contre les Etats-Unis. Entré dans l’opposition au président Hamid Karzaï, il a déclaré dans un enregistrement vidéo, diffusé le 4 mai 2006 par la chaîne Al-Jezira, vouloir désormais combattre sous le commandement d’Ayman Al-Zawahiri, le numéro deux d’Al-Qaida. Il est désormais, officiellement déclaré « terroriste » par les Etats-Unis.
Selon Noam Chomsky, « un des groupes fondamentalistes islamiques qui figurent vraisemblablement parmi les plus fanatiques du monde ces dernières années est dirigé par Gulbuddin Hekmatyar, extrémiste terroriste qui était l’un des favoris de la CIA et qui était le principal bénéficiaire des 3,3 milliards de dollars d’aide (officielle) des États-Unis aux rebelles afghans (un montant à peu près équivalent étant, dit-on, fourni par l’Arabie saoudite».
Il a revendiqué la responsabilité de l’embuscade de Surobi du 18 aout 2008 dans laquelle sont morts 10 soldats français et entre 13 et 80 insurgés talibans.
Hezb-e-Islami Gulbuddin
Source: Wiki
Le Hezb-e-Islami Gulbuddin (HIG) est la plus grande des factions du parti Hezbi Islami d’Afghanistan. Le HIG qui s’est déclaré allié à Al-Qaida est considéré comme une organisation terroriste par la Force Internationale d’Assistance et de Sécurité qu’il combat dans la guerre d’Afghanistan. L’organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada et du Royaume Uni.
Histoire
1977-2001
Le Hezb-e-Islami original a été fondé en 1977 par Gulbuddin Hekmatyar qui dirige maintenant le HIG. L’autre faction créée en 1979 à sa base d’opération à Nangarhar.
Lors de la première guerre d’Afghanistan contre le gouvernement communiste soutenu par les soviétiques, le HIG opérait depuis ses bastions de Kounar, Laghman, jalalabad, et Paktia. Le parti est très centralisé et jusqu’en 1994 a des relations offcielles avec le Pakistan. Il reçoit jusqu’à 600 millions de dollars d’aide américaine et saoudienne pour combattre les soviétiques.
Frustré par les incessants combats des seigneurs de guerre et le bombardement de Kaboul par le HIG en avril 1992, le Pakistan abandonne le HIG pour les talibans en 1994. Un nouveau bombardement de la capitale par le HIG en 1994, pourrait avoir fait plus de 25 000 victimes civiles. Le HIG est repoussé hors de Kaboul par les talibans en septembre 1996 et plusieurs de ses commandants locaux rejoignent les talibans «à la fois par sympathie idéologique et en raison de solidarité tribale». Au Pakistan, les camps d’entrainement du HIG sont repris par les talibans.
Depuis 2001
Hekmatyar s’oppose à l’intervention américaine de 2001 contre les talibans et combat le gouvernement du président Hamid Karzaï. Avant les élections législatives de 2004, 150 membres du HIG se sont cependant ralliés au gouvernement. D’après le porte parole du parlement afghan, les membres du HIG possèdent alors de 30 à 40% des postes du gouvernement.
Le HIG s’est rallié avec le mollah Mohammad Omar, Al-Qaida et le reste des combattants talibans. En 2006, Hekmatyar apparaît sur un reportage de Al-Jazeera dans lequel il déclare qu’il veut que ses forces combattent avec Al-Qaeda. Le HIG est actif en 2007 à Mazari Sharif et à Jalalabad. En 2008 le HIG déclare être l’auteur de l’embuscade de Surobi qui fait 10 morts parmi les troupes françaises.
Sahwa (Conseil de la)
Source: Wiki
Les Sahwa (« Réveil » en arabe) est une force supplétive de l’armée irakienne, composée d’environ 92 000 soldats.
Ils ont été créés et financés par l’armée américaine et ont fortement contribué à la baisse des violences amorcée au second semestre 2007, car c’est en s’appuyant sur ces milices que les forces américaines et irakiennes sont parvenues à faire globalement baisser le niveau de violences en Irak. La province d’Al-Anbar, un ancien fief de l’insurrection sunnite, a été la première à créer, fin 2006, des Sahwa. Considérés comme des traîtres par leurs anciens compagnons d’armes insurgés ou membres d’Al-Qaïda, les Sahwa sont l’objet de nombreux attentats et d’assassinats.
Le 2 avril 2009, l’armée américaine a remis le contrôle de cette force aux autorités irakiennes.
Seigneur de guerre
Source: Extrait de Wiki
Un seigneur de la guerre ou seigneur de guerre exerce un contrôle de facto sur une partie d’un territoire national au moyen d’une force militaire qui lui est fidèle. Cette notion est clairement distincte du féodalisme européen.
Ce concept est principalement utilisé dans le cadre de l’histoire de la Chine, mais peut être utilisé dans d’autres contextes. Ainsi, dans le contexte contemporain, on désigne par seigneur de guerre des chefs militaires locaux qui profitent d’une période d’instabilité socio-politique de leur pays pour se soulever contre les autorités légales afin d’accaparer le pouvoir politique sur le territoire qu’ils contrôlent (par exemple en Afghanistan, en Somalie, en République démocratique du Congo, etc.).
Des seigneurs de la guerre apparaissent dans des États dont le gouvernement central a perdu son autorité de contrôle sur l’ensemble du territoire national. Par exemple en Somalie avec l’effondrement du pouvoir central, les seigneurs de la guerre représentent la seule forme d’autorité dans de nombreuses parties du pays. Il en va de même en Thétchénie, en Birmanie, en Afghanistan, en Colombie, etc.).
